Dora l'apicultrice

Dora l'apicultrice

Apicultrice Localisation : Dora l'apicultrice Nanterre

L'exploitation

D’origine hongroise, Dora a grandi entourée des abeilles de ses parents. Une fois installée en France, elle décide de devenir elle-même apicultrice et dispose aujourd’hui d’environ 40 ruches dont 10 à Suresnes et une trentaine dans son jardin de Nanterre. Ses abeilles butinent sur le Mont-Valérien, de mars à juillet, dans un rayon de 3km autour des ruches.

Le savoir-faire

Dans son petit atelier de Nanterre, Dora fabrique du miel « toutes fleurs », riche du nectar d’acacia, de tilleul, de châtaigner et de toutes les fleurs des jardins alentours! Ce miel très parfumé est exclusivement extrait à froid afin d’en conserver toutes ses vertus nutritionnelles. Et pas de panique si le miel cristallise, c’est un phénomène tout à fait normal pour un miel naturel et non pasteurisé !

Interview

Comment devient-on apicultrice ?

Mes parents sont des apiculteurs, ils possèdent 200 ruches dans le sud de la Hongrie. J’ai toujours vécu au contact des abeilles. Lorsque j’ai rencontré mon mari, quelques années après mon arrivée en France, il possédait déjà 3, 4 ruches. Nous avons ensuite agrandi l’exploitation et nous avons aujourd’hui une quarantaine de ruches : 10 dans les vignes de Suresnes et 30 dans mon jardin, situé au nord du Mont Valérien dans les Hauts-de-Seine (92).

C’est original de récolter du miel en ville. Cela donne t-il au miel une particularité ?

C’est un miel toutes fleurs. Contrairement aux idées reçues, il y a une grande diversité de fleurs que les abeilles peuvent butiner en ville. Le miel a donc un goût très fleuri. On sent notamment un léger goût mentholé qui provient du tilleul et un petit goût d’agrumes mais je n’arrive pas à déterminer la fleur qui lui donne cette particularité. C’est un miel qui n’est pas très fort, il n’agresse pas la gorge. C’est un miel très doux et très agréable en bouche.

Il n’y a pas trop de pollution en région parisienne pour les abeilles ?

La pollution n’a aucun impact sur la qualité du miel, tout simplement car il n’y en a pas dans le nectar des fleurs. La remontée du nectar ne dure que quelques heures dans la journée s’il y a de bonnes conditions météorologiques. L’abeille, parmi d’autres insectes, butine la fleur uniquement lors de la remontée du nectar, il n’a donc pas le temps d’être exposé à la pollution.

Etes-vous souvent piquée par les abeilles ?

Une fois par semaine en moyenne, mais ce sont des accidents. Je travaille rarement à mains nues, je me protège avec une combinaison. Mais il arrive que quelques unes me piquent lorsqu’elles sont coincées lorsque je m’accroupis. En général, les abeilles sont très douces, surtout lorsqu’elles sont gorgées de miel, il faut juste savoir comment les déranger.

40 ruches en ville, cela ne doit pas être facile à gérer. Comment vous y prenez-vous ?

Je contrôle les ruches chaque semaine pour savoir à quelle étape elles en sont. Si nous ne contrôlons pas les ruches, il y a une multiplication naturelle des abeilles que l’on appelle essaimage. C’est aussi le moment où la ruche se divise en deux groupes : une partie d’entres elles peuvent partir avec l’ancienne reine et les autres abeilles peuvent rester avec la nouvelle reine dans la ruche. Pour éviter cela et ne pas perdre la moitié de la ruche, je cherche les cellules royales où se trouvent la future reine et je les détruis. C’est sûr, c’est du boulot !