Moulin artisanal Gilles Matignon

Moulin artisanal Gilles Matignon

Meunier Localisation : Moulin artisanal Gilles Matignon Château Landon

L'exploitation

Depuis déjà quatre générations, la famille Matignon s'est installée à Château-Landon, sur les terres fertiles de Seine-et-Marne. C'est grâce à son arrière-grand-père qui a acheté le moulin, son grand-père qui l'a remis en état, et son père qui a poursuivi et développé l'activité que Gilles, l'un des derniers artisans-meuniers d'Île-de-France, a repris le Moulin afin de nous faire profiter de ses délicieuses farines issues de l'agriculture biologique.

Le savoir-faire

Gilles Matignon est l'un des derniers meuniers à proposer de la farine bio moulue en Île-de-France. Lorsque c'est possible, il s'approvisionne localement et en produits bio. Par exemple, son blé est sélectionné soigneusement dans le Gâtinais, ce qui confère à ses farines une grande qualité et un bon goût unique.

Interview

Comment êtes-vous devenu meunier dans l’un des derniers moulins artisanaux d’Ile-de France ?

C’est une exploitation familiale depuis des décennies. Mon arrière-grand-père était meunier et a transmis le métier à mon grand-père qui s’est installé à Château-Landon en 1912, dans ce moulin. C’est un moulin qui date du Moyen-Age et qui a été rénové en 1860. Mon père a repris l’activité à son tour dans ce moulin en 1965 et je lui ai succédé à partir de l’an 2000.

Vous travaillez avec un moulin à cylindre. Qu’est-ce que cela apporte à vos farines ?

Le moulin à cylindre permet d’avoir une plus grande précision et de tirer le meilleur de la céréale. Cela joue beaucoup sur la qualité du produit et celui-ci n’est pas chauffé. Mon moulin ne tourne qu’à 70% de sa capacité. Par exemple, je pourrais écraser 1 tonne de blé à l’heure, mais je fais tourner mon moulin doucement, donc j’écrase 700 kg de blé à l’heure. Cela limite encore davantage tout risque d’échauffement. Aussi, le produit est en contact avec le cylindre, moins d’une seconde, donc le transfert de chaleur n’a pas le temps de se produire.

Vous proposez de nombreuses farines et de plus en plus de farine bio. C’est un souhait de votre part ?

Oui, absolument. Je privilégie les approvisionnements de céréales locales pour limiter l’empreinte carbone mais aussi pour maintenir l’activité agricole localement. 95% des céréales que je travaille se situent aux alentours de mon moulin. Le bio est également en adéquation avec mes valeurs personnelles car je suis un écolo dans l’âme. Cela me tient vraiment à cœur de participer à la protection de notre environnement. Donc faire des produits bio avec des produits locaux, c’est le top pour moi !

Et quels sont vos moyens de distribution ? 

Je vends mes farines à de nombreuses boulangeries artisanales et locales. Ensuite à des revendeurs comme des petits magasins locaux, des cueillettes ou au Comptoir Local par exemple, ainsi que dans des petits restaurants. Je fais aussi un peu de vente en directeau moulin.

Avez-vous des projets à venir ?

J’aimerais essayer de nouveaux mélanges de farine et pourquoi pas en transformer aussi un petit peu. J’ai quelques idées mais rien de concret pour l’instant.