Le Père Denis

Le Père Denis

P.r.m arboriculteur Localisation : Le Père Denis Saint-Denis-lès-Rebais

L'exploitation

Aujourd’hui propriétaire-récoltant-manipulant, le Père Denis entretien un verger de 4 hectares en Seine-et-Marne. Situé à Saint-Denis-lès-Rebais, près de Coulommiers, il est spécialisé dans les anciennes variétés de pommes Briardes, telles que la Fleuritard, la Gendreville ou encore la Vérité. Il propose aujourd’hui une grande variété de produits BIO, dont des jus de pomme mono-variétal et son fameux cidre fermier bouché sec pétillant.

Le savoir-faire

Les fruits sont récoltés et triés à la main, avant d’être pressés. Les jus seront ensuite pasteurisés. Il faut compter près de 12 heures pour presser 5000 litres de jus de pomme et 3 jours pour la pasteurisation. Production certifiée Bio depuis 2000, les fruits du Père Denis ne reçoivent aucun traitement.

Interview

Depuis combien de temps êtes-vous installé en Seine-et-Marne ?

Je suis né à Lagny-sur-Marne, en Seine et Marne justement. J’ai d’abord commencé par produire quelques bouteilles de cidre pour la consommation familiale. En 1985, j’ai franchi le pas en m’inscrivant à la Mutuelle Sociale Agricole pour vendre du cidre et du jus de pomme en petite quantité, tout en continuant à travailler comme enseignant spécialisé. Je ne me suis consacré pleinement à cette activité qu’en septembre 2004, au moment de prendre ma retraite.

 

Comment protégez-vous vos pommes des parasites ?

Je ne traite pas mes pommes. Je laisse pousser l’herbe sous les pommiers, ce qui permet une meilleure pollinisation. Cela protège aussi le pommier de la fraîcheur estivale. Cette herbe est broyée début septembre, ce qui enrichit le sol et permet de ramasser les pommes dans de bonnes conditions. Pour résumer, mes pommes ne subissent aucune sorte de traitement. Les quelques pommes véreuses sont utilisées pour le cidre. Celles qui sont trop abîmées ou pourries sont jetées au pied de l’arbre. Cela permet aux oiseaux migrateurs de se nourrir et de croquer un ver à l’occasion.


Que préférez-vous dans votre métier ?

J’aime toutes les phases de mon métier. La partie ramassage dans le verger, à l’extérieur sous un soleil d’automne. La période bateleur sur les foires, plus fatigante, mais en contact avec la clientèle. Le temps de la mise en bouteille et du lavage du tonneau dans la cave est peut-être la partie la moins attrayante, mais elle fait partie du métier.