Ferme de la Tour

Ferme de la Tour

Agriculteur Localisation : Ferme de la Tour Saint-Martin-de-Bréthencourt

L'exploitation

Emmanuel Quillou est agriculteur depuis 2001. A Saint-Martin-de-Bréthencourt, petite commune située dans les Yvelines, il exploite plus de 100 hectares de terre à lui tout seul. Aujourd'hui, il nous propose du quinoa, connu pour être riche en protéines et fibres alimentaires, ainsi que de délicieux haricots qu'il met en conserve.

Le savoir-faire

Il y a 5 ans, Emmanuel a décidé de bouleverser ses habitudes et d'entamer une conversion en agriculture biologique. Pour mener à bien cette transition, il n'a pas hésité à s'appuyer sur les nouvelles technologies qui lui permettent de parvenir à répondre aux besoins de ses clients, tout en améliorant la qualité de ses produits.

Interview

Comment êtes-vous devenu agriculteur à Saint-Martin-de-Bréthencourt ?

C’est une exploitation familiale depuis le début des années 1900. Mes parents ont repris le flambeau après les leurs et j’ai suivi la tradition, tout simplement. Les cultures ont changé au fil des années bien sûr. Nous n’avons pas tous cultivé les mêmes produits.

Et que cultivez-vous sur ces terres ?

J’ai 100 hectares de terrain sur lesquels je cultive du quinoa, des haricots verts, des herbes aromatiques comme le persil et la coriandre par exemple, du blé, de l’orge d’hiver et de la luzerne. Ce sont des cultures très différentes sur une superficie grande, mais avec une bonne organisation, tout se passe bien.

Comment avez-vous eu l’idée de faire du quinoa ?

Je trouvais que le quinoa était original à développer. C’est un peu le même processus que pour le blé ou l’orge par exemple, sauf que les graines sont récoltées une fois que la branche de quinoa est sèche. C’est aussi un produit riche en protéine et en fer. Mon quinoa contient beaucoup de saponine qui apporte de l’amertume. Je recommande donc de procéder à trois lavages avant la cuisson pour que la saponine s’enlève.

Tous vos produits sont bio. Pourquoi ce choix de votre part ?

Oui totalement. J’ai pratiqué l’agriculture conventionnelle pendant 10 ans, notamment sur les pommes de terre, qui nécessitent de nombreux traitements. J’ai choisi de me convertir à l’agriculture biologique en 2010, pour ma santé, celle des consommateurs, mais aussi pour l’environnement. Cela m’a aussi permis de connaître un nouveau métier, d’avoir une nouvelle approche envers l’agriculture. Cela m’a apporté de nouveaux centres d’intérêts et j’ai découvert un autre monde. Je m’amuse beaucoup plus dans l’agriculture biologique et c’est aussi plus gratifiant pour moi.